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Aider votre enfant à gérer l'anxiété avant une course

By Fabio Verschoor22 Aug 20244 min
Aider votre enfant à gérer l'anxiété avant une course

Réponse rapide

Pour aider un enfant anxieux avant une course : dites-lui que la nervosité est normale (presque tous les nageurs la ressentent), déplacez son attention du temps vers le processus (départ, respiration, virages), pratiquez une routine de respiration lente à la maison pour qu'elle fonctionne derrière le bloc et évitez les phrases qui mettent de la pression comme « baisse ton temps ». Restez calme vous-même : les enfants reflètent l'énergie qu'ils voient au bord de la piscine.

L'an dernier, à une compétition à Surrey, Rafa était assise sur le banc avant son 50 libre, les jambes qui tremblaient, les mains agrippées au rebord du siège. Elle a levé les yeux et m'a demandé : « Et si je ne baisse pas mon temps? » J'ai ouvert la bouche et rien n'est sorti, parce que je me posais la même question.

Si vous vous êtes déjà retrouvé là, sans savoir quoi dire à votre enfant nerveux, cet article est pour vous.

À quoi ressemble la nervosité d'avant-course

Le matin d'une compétition, votre enfant devient silencieux. Il a peut-être mal au ventre. Il gigote, picore son déjeuner ou dit soudain qu'il ne veut pas y aller. Vous n'êtes pas seul, et votre enfant non plus : la nervosité avant une course est l'une des expériences les plus courantes de ce sport, de la première compétition jusqu'aux finales olympiques.

La nervosité d'avant-course n'est pas un problème à régler. C'est une réaction normale à quelque chose qui compte. Le but n'est pas de faire disparaître l'anxiété, mais d'aider votre enfant à la gérer pour qu'elle ne prenne pas toute la place.

La normaliser

La chose la plus utile que vous puissiez faire, c'est dire à votre enfant qu'être nerveux est normal. Dites-le simplement : « La plupart des nageurs sont nerveux avant une course. Même les plus rapides. Ça veut dire que tu tiens à ce que tu fais, et c'est une bonne chose. »

Les enfants pensent souvent qu'ils sont les seuls à se sentir comme ça. Savoir que c'est courant, et que ce n'est pas un signe de faiblesse, adoucit le moment.

Une routine de respiration qui fonctionne au bord de la piscine

Quand l'anxiété monte, le cœur accélère, les muscles se tendent et la pensée s'embrouille. Respirer lentement, en expirant plus longtemps qu'on inspire, est l'une des façons les plus simples de calmer cette réaction.

Essayez ceci avec votre enfant :

  • Inspirer par le nez pendant 4 secondes
  • Expirer lentement par la bouche pendant 6 à 8 secondes
  • Répéter quatre ou cinq fois

Les nageurs maîtrisent déjà leur respiration. Il s'agit simplement de l'appliquer hors de l'eau.

Pratiquez-la à la maison et dans l'auto avant les compétitions, pour qu'elle devienne familière. Derrière le bloc, ce n'est pas le moment d'apprendre quelque chose de nouveau.

Miser sur le processus, pas sur le chrono

L'une des plus grandes sources d'anxiété chez les jeunes nageurs, c'est la pression d'atteindre un certain temps. Quand chaque conversation tourne autour des chiffres (« C'était quoi ton temps? As-tu baissé? Quelle place? »), les enfants apprennent que leur valeur dépend d'un chronomètre.

Changez l'angle :

Au lieu de...Essayez...
« J'espère que tu vas nager vite. »« J'espère que tu vas faire une belle course. »
« Quel temps as-tu fait? »« Comment tu t'es senti? »
« Tu dois baisser de deux secondes. »« Concentre-toi sur ton départ et tes virages aujourd'hui. »

Quand les enfants savent qu'ils ne seront pas jugés par le chrono, la pression baisse.

Si la question qui l'empêche de dormir est « et si je ne baisse pas mon temps? », une course lente paraît bien différente à côté d'une saison entière. Ouvrez Compare Seasons dans Gophin à la maison, quelques jours avant la compétition, et montrez-lui tout le chemin déjà parcouru cette saison. C'est gratuit.

Quoi dire juste avant une course

Restez bref. Votre enfant n'a pas besoin d'un discours de motivation ni d'une séance de stratégie deux minutes avant sa course. Il a besoin de votre énergie calme et confiante.

Bonnes choses à dire :

  • « Amuse-toi. »
  • « J'adore te regarder nager. »
  • « Tu as fait ça cent fois à l'entraînement. »

À éviter :

  • Tout ce qui touche aux temps, aux places ou aux autres nageurs
  • « Relaxe » (ça ne fonctionne jamais, pour personne)
  • De longs rappels techniques sur sa nage

Après la course, les mots comptent tout autant. Notre guide sur quoi dire après une mauvaise course présente les phrases qui aident et celles qui blessent.

Les signes qui dépassent la nervosité normale

Un peu d'anxiété avant une course, c'est sain. Ces signes laissent croire à quelque chose de plus profond :

  • Refus persistant d'aller aux compétitions ou à l'entraînement
  • Pleurs ou panique qui durent plus de quelques minutes
  • Maux de tête ou nausées qui reviennent encore et encore avant les compétitions
  • Retrait par rapport aux coéquipiers ou perte d'intérêt pour des choses qu'il aimait
  • Mauvais sommeil dans les jours qui précèdent les compétitions

Si vous voyez ces signes se répéter, ayez une conversation tranquille avec l'entraîneur. Les entraîneurs voient à l'entraînement des choses que les parents ne voient pas. Dans certains cas, un psychologue du sport ou votre médecin de famille peut faire une vraie différence. Ce n'est pas exagérer, c'est être un bon parent.

Votre nervosité compte aussi

Les enfants perçoivent le stress de leurs parents depuis les gradins. Si c'est vous qui faites les cent pas derrière les estrades, lisez comment le stress des parents se transmet aux nageurs pour gérer votre part.

Une vue d'ensemble

L'anxiété d'avant-course n'est pas vraiment une question de natation. C'est un enfant qui apprend à affronter quelque chose qui lui semble plus grand que lui. La façon dont il apprend à gérer ce sentiment maintenant, avec votre soutien, façonne sa manière de gérer la pression plus tard dans la vie.

Vous n'avez pas besoin d'avoir toutes les réponses. Vous avez seulement besoin d'être la personne qui le fait se sentir assez en sécurité pour essayer.

Laissez le téléphone dans le sac pendant la compétition. Une fois les résultats officiels publiés, ouvrez les Best Times de votre nageur dans Gophin à la maison : même épreuve, même type de bassin, toute la saison au même endroit. Gratuit.

Questions fréquentes

  • Est-ce normal qu'un enfant ait peur avant une course de natation?
    Oui. La nervosité avant un départ est courante à tous les niveaux, de la première compétition jusqu'aux finales olympiques. Aidez-le à la nommer, à respirer et à suivre l'échauffement prévu par l'entraîneur. N'ajoutez pas de conseils derrière le bloc.
  • Quoi dire à mon enfant juste avant sa course?
    Quelque chose de court et de chaleureux. « J'adore te regarder nager » vaut mieux qu'un cours de technique. Laissez tomber les temps de passage. Après la course, attendez que votre enfant en parle, s'il en a envie.
  • Quand faut-il parler de l'anxiété de course à l'entraîneur?
    Si elle lui fait régulièrement sauter des épreuves, vomir ou redouter l'entraînement, mettez l'entraîneur dans le coup. Une compétition avec des papillons dans le ventre, c'est normal.
Fabio Verschoor

Fabio Verschoor

Fondateur et PDG, Gophin

Papa de nageuse, informaticien et entrepreneur en série. Quand ma fille a plongé dans la natation de compétition, j'ai combiné ma passion pour le sport et la technologie pour créer Gophin — afin que chaque famille puisse suivre la performance avec clarté.

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